Historique

Historique de la LIQ

Le 8 octobre 2002, les portes du Café des Arts s’ouvraient pour laisser entrer les tout premiers spectateurs de la Ligue d’improvisation de Québec.

Née de l’union des organisations indépendantes du circuit amateur de la région de Québec, la LiQ connut sa genèse dans un bar du Vieux-Québec. C’est donc lors de la saison 2001-2002 que l’exigu deuxième étage de l’Ostradamus servit de scène aux Casques Bleus, aux Maroons et à la Paix Verte qui formèrent alors LIL’O. Cette année d’apprentissage permit à ce moment à Martin Juneau et Christian St-Pierre de se faire la main et de lancer, dès le début de 2002, les opérations de préparation de la LiQ.

Une fois la structure montée, les deux comparses firent appel à sept autres pionniers qui investirent temps et passion dans l’accomplissement de ce vieux rêve d’une ligue amateur dans la Vieille Capitale. François Angers, Karine Côté, Guillaume Fleury, Sébastien Gariépy, Martin Lebrun, Frédéric Thibeault et Marie-Pierre Trudel répondirent à l’appel et devinrent les leaders des toutes premières équipes. Martin Juneau se joint à eux, tandis que Christian St-Pierre devint l’arbitre en chef pour cette saison historique. En mai, après une saison régulière prometteuse, les Rouges remportèrent le premier Lys d’Or lors de la grande finale.

L’année suivante, coup de théâtre! Le Café des Arts ferma ses portes et la LiQ se retrouva à la rue. Le conseil d’administration se tourna alors vers le quartier Saint-Roch et élit domicile dans un lieu de diffusion en pleine émergence, la Galerie Rouje. C’est également en cette deuxième année que la LiQ renoua avec une vieille tradition des matchs d’impro. Elle fit alors appel à l’un de ses membres, Pascal « Pico » Larouche, qui offrit Épater la vache, chant qui devint alors l’hymne officiel de la ligue.

Lors du premier match de la saison 2004-2005, les habitués de la LiQ eurent droit à une surprise. Bien qu’il fût de retour lors des spectacles, Christian St-Pierre portait alors l’uniforme des Bleus et c’est Yan Drolet qui officia les parties. Drolet fit honneur à sa réputation d’Homme de fer en arbitrant plus de 13 saisons.

À l’aube de la sixième saison, le sort s’acharnait à nouveau sur la LiQ. Après le Café des Arts, c’était au tour de la Galerie Rouje de laisser la LiQ sans domicile. Christian St-Pierre, épaulé de Martin Juneau, repartit donc en quête d’un toit, mais malgré la quantité très élevée de demandes faites, aucune salle ne pouvait ou ne désirait accueillir la LiQ et ses spectateurs, dont le nombre grandissait sans cesse. À la toute fin, alors que tout semblait terminé, le Théâtre Impérial fit une offre à nos deux missionnaires. Le restaurant La Casbah, qui n’avait rien d’une salle de spectacle à prime abord, s’avéra un lieu chaleureux et très agréable où y improviser. Le public suivit, augmenta même, et un solide partenariat se forgea entre l’Impérial de Québec et la LiQ. C’est aussi lors de cette saison que les équipes passèrent de six à cinq joueurs en uniforme lors des matchs.

La saison 2007-2008 n’avait pas fini de donner des émotions à la ligue et à ses membres. Dès décembre, l’Office québécois de la langue française prit la décision de faire un grand spectacle pour son édition du 400e de Québec de la Francofête. La LICOEUR de Bordeaux débarqua donc en ville, la télévision de Radio-Canada vint pour un reportage en direct et près de 400 personnes s’entassèrent dans la grande salle du Théâtre Impérial pour l’occasion. Ce qui en fit l’événement le plus couru de notre jeune histoire. Par la suite, la LiQ renoua avec le 400e en s’associant à l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles et à Québec Art-Cité pour la tenue de la compétition « On improvise en ville » des Olympiades Culturelles. Et si ce n’était pas suffisant, ce fut au tour des Fêtes de la Nouvelle-France de faire appel à la LiQ afin d’organiser le tout premier tournoi d’impro Nouvelle-France dans la cour intérieure du Musée de la Civilisation. Devant le grand succès de l’événement, le tournoi deviendra une compétition annuelle. Ainsi, la LiQ put mettre son titre en jeu en août 2009. En avril 2010, la ligue fit le grand saut et tenta de jouer sa finale à l’Impérial en toute autonomie, sans la participation d’un partenaire financier. L’évènement fit à nouveau salle comble et constitua un aboutissement pour les fondateurs toujours présents, prouvant ainsi que la Ligue d’improvisation de Québec était maintenant une entité incontournable, non seulement pour la grande famille de l’impro, mais aussi pour le milieu culturel de la ville de Québec. Ce succès allait paver la voie aux célébrations pour le 10e anniversaire et c’est ainsi que, pour fêter sa première décennie, la LiQ disputa toute la saison dans le prestigieux Impérial de Québec.

À l’automne 2012, la ligue prit un virage majeur et misa gros. De retour à la Casbah, qui portait désormais le nom de Petit Impérial de Québec, elle réécrit complètement son cahier des règlements et changea de direction artistique en rompant davantage avec le style « hockey » traditionnel du match d’impro. Les chandails et les joggings furent abandonnés au profit d’un uniforme noir, orné uniquement d’un logo de la ligue aux couleurs des équipes. Les Noirs firent place aux Jaunes et toutes les procédures entourant les pénalités et les demandes d’explications furent mises de côté afin d’alléger le décorum. Mais le plus grand changement fut le vote lors des impros mixtes. Au lieu de déterminer laquelle des deux équipes était la meilleure, le public dût se prononcer à savoir si l’improvisation était excellente ou non. Si oui, les deux équipes marquaient un point. Le classement final de la saison se déterminait dorénavant, non par le nombre de victoires, mais par le nombre de points marqués lors de la totalité des matchs. Ce processus avait pour but d’encourager la collaboration entre les équipes afin d’assurer un meilleur spectacle.

Le pari lancé par les fondateurs fut gagné, la LiQ franchit en mai 2013, le cap des 4000 spectateurs en une saison pour la première fois. L’année suivante sera tout autant une réussite, mais un événement imprévu allait chambouler la ligue. Effectivement, le propriétaire du Petit Impérial cherchait à vendre l’établissement à un autre promoteur et ne pouvait donc plus garantir une saison complète. Pour assurer la pérennité de l’organisation, nous avons donc pris la difficile décision de déménager une fois de plus. Heureusement, la distance à parcourir fut petite puisque c’est finalement à quelques coins de rue, à l’Anti – Bar et spectacles, que l’organisation donna rendez-vous à son public chéri pour la saison 2015-2016. Bonne idée, car quelques mois plus tard, le Petit Impérial était complètement transformé et l’impro ne cadrait plus dans les plans de la nouvelle administration. Échappée belle!

Les 4 saisons suivantes permirent à la LiQ de consolider sa place d’incontournable de la scène des arts et spectacles à Québec. Avec son côté intime, la proximité des improvisateurs et du public provoqua de nombreuses soirées survoltées et plusieurs moments magiques comme lors des célébrations du 15e anniversaire de la ligue en 2016 où d’anciens membres (dont plusieurs fondateurs) improvisèrent à nouveau pour le plus grand plaisir de tous.

En 2017-2018, un nouveau problème surgit, mais un beau cette fois-ci; dû à la popularité grandissante de la LiQ, plus de la moitié des rencontres de la saison 2017-2018 se tinrent à guichet fermé! Des centaines de personnes durent rebrousser chemin et le public était de plus en plus à l’étroit.

C’est pour cette raison qu’afin d’offrir plus d’espace, de confort et un spectacle de qualité irréprochable à notre public, la LiQ est très heureuse de retourner, pour sa 17e saison, dans le quartier qui l’a vu naitre et de brûler les planches de la salle D’Youville du Palais Montcalm, prestigieux lieu de diffusion et de promotion de la culture et des arts de la scène de la Capitale-Nationale.

Au plaisir de vous y accueillir et bonne saison !