Les étoiles

LIQ

Marie-Christine Gendreau-Bouillon

Licoeur de Bordeaux

Nicolas Soullard

 

La Francofête à la LIQ: un franc succès

IMG_2090

11 mars 2008: LIQ 10 Licoeur de Bordeaux 4

Je vous avertis d'emblée, malgré mes efforts les plus déterminés, les lignes qui suivent ne sauront traduire avec exactitude la magie de cette sixième édition de la Francofête à la LIQ. Cette semaine en effet, la langue française fut fêtée en grand, dans la magnifique salle de l’Impérial de Québec, en compagnie d’invités de marque, une équipe de notre ville jumelle française, la LICOEUR de Bordeaux. Un public inégalé prit aussi part à la célébration, 365 spectateurs découvrant ou redécouvrant la LIQ avec le même plaisir.

IMG_2116Deux entrevues de groupe donnèrent le coup d’envoi de ce match d'exception. La première mit en avant-plan le capitaine bordelais Nicolas Soullard et les Verts de la LIQ devenus pour l’occasion un groupe de hard rock trash métal à la chorégraphie inimitable, après quoi Marie-Christine Gendreau-Bouillon nous fit connaître les secrets d’une troupe de danseurs professionnels en tournée... Les Français eurent tôt fait de parler notre langage, de s’approprier nos coutumes et notre culture. Ils démontrèrent d’ailleurs qu’ils savent maintenant comment affronter les tempêtes d’ici, grâce à un orignal qui permet à la fois de se réchauffer, de manger et de se divertir ! Ils purent également en apprendre un peu plus sur notre patois (nous aussi, par la même occasion...) en improvisant sur le mot « jarnigoine ». Non, il ne s’agit pas d’une bête rare ravageant les potagers comme tentèrent de nous le faire croire les Bordelais, mais plutôt un synonyme de bon sens, et d’intelligence. La LIQ hérita pour sa part du terme « crapahuter »  (se déplacer en terrain difficile) auquel elle donna la définition de : chasser le crapaud des mers. Bientôt, dans le très nouveau petit Larousse !

Au retour de la pause, la fête se poursuivit avec une fusillade qui permit d’illustrer les mots de la Francofête 2008. De la boussole de Nicolas Lachance au tact de Yves Bernard, en passant par la passerelle de Marc Wetterwald et l’art de s’attabler de Anne Renier, tout y était ! Puis vint l’instant vraiment magique, celui où Marie-Christine Gendreau-Bouillon raconta aux 365 enfants devant elle l’histoire de Zina, une fillette à bord d’un dirigeable au milieu des étoiles, discutant avec une Terre fort philosophe. La joueuse des Verts prouva une fois de plus que le conte est de loin un des meilleurs moyens de mettre en valeur notre si belle langue ! Cette magnifique rencontre se termina finalement avec une zapping entre Nicolas Soullard et Vincent Ouellet, où la patate et toutes formes de violence furent à l’honneur (de là, le cri du cœur de Soullard : « On va toujours mourir dans toutes ces improvisations ! »).

L’équipe québécoise remporta le match, mais après une telle soirée, tous se moquaient bien du pointage ! Le vénérable titre du Francojoueur 2008, pour son emploi exceptionnel de la langue à plusieurs points de vue, fut décerné à monsieur Daniel Gosselin !    

Photos